II  Trésor des templiers : une nouvelle hypothèse en Lorraine

      3) Salival, le 629 ième site où est caché le trésor des templiers ?

        c) Le trésor des Templiers aurait-il pu être rapporté à Salival par la famille princière de SALM?

D'après une tradition orale de Salival, cinq chevaliers sont venus à Salival au Moyen-âge avec un chariot transportant un coffre; ils se sont embourbés juste avant Salival sur le chemin traversant la forêt en provenance du village de Hampont; alors ils ont enterré le coffre à droite du chemin et ont planté  des nivéoles pour se souvenir de ce lieu .

Codage du mot nivéole :
 On dit que le "o" prend l'eau et s'en va du mot nivéole. Il reste nivéle.On dit alors que le "r" prend l'air et se met à la fin du mot nivéle, ce qui donne le mot niveler , qui au sens figuré, signifie égaliser les conditions sociales .
 Or, on sait que lorsque les templiers entraient dans l'ordre du temple, ils abandonnaient tous leurs biens et se retrouvaient donc à égalité entre eux .


Les nivéoles sont des fleurs protégées par l'Etat  On n'a plus le droit de les cueillir depuis 1994 en Lorraine; passer outre cette prescription est passible de 15000 € d'amende et d'un an d'emprisonnement



Autre hypothèse :
Le trésor des templiers pourrait être constitué par  l'arche d'alliance :
on retrouve en effet une trace de celle-ci sculptée sur un des piliers de la cathédrale de Chartres dont la construction a débuté en 1194 sous l'égide de Renaud de Bar, évêque de Chartres mort en 1217.

pilier



Sur cette sculpture on peut lire ce texte:
HIC AMITTITUR ARCHA CEDERIS, qu'un éminement épigraphiste de l'université de Poitiers a traduit ainsi:
la lecture de CEDERIS est incontestable mais la correction en FEDERIS s'impose.En effet, CEDERIS n'a pas de sens ici , alors
qu'ARCA FEDERIS est une expression usuelle ( une trentaine d'exemples dans l'Ancien testament), pour l'arche d'alliance.
Il semble qu'il y ait une croix avant HIC ? Cequi justifierait de commencer la lecture à cet emplacement.
Cette expression est donc traduite par la phrase : "Ici est envoyée au loin l'arche d'alliance".
Cette inscription supposerait que l'arche d'alliance s'était retrouvée à Chartres dans les années de la construction de la cathédrale
puis en était repartie. Ceci prouverait que la famille de Bar avait la connaissance du trésor des templiers.
Or deux nièces de l'évêque Renaud de Bar, Marguerite de Bar et Jeanne de Bar ont épousé Henri , comte de Salm et son frère.
Donc les Salm ont eu également connaissance du trésor des templiers.


On peut  émettre
l'hypothèse que le Grand Maître de l'ordre du Temple ou ses héritiers présomptifs( dont Pierre d'Aumont) ait confié son trésor en 1307 à un représentant de la famille de SALM indépendante du roi de France et  appartenant au Temple afin de le mettre en sécurité et de le transmettre aux héritiers du Temple.

Jacques de Molay était en effet comtemporain de Fréderic wildgrave de SALM, Grand Maître de l'ordre du Temple de Hongrie.
Et d'autres templiers de la famille de SALM et de BAR ont gravité autour de 
Jacques de Molay.
L'évêque de Metz était  Renaud de BAR, beau-frère de la fille du roi d'Angleterre et dépendait du Saint Empire romain Germanique, donc était indépendant du roi de France.
Il pouvait donc leur faire confiance pour garder le trésor, probablement religieux.
Les commanderies en France et dans d'autres pays n'étaient plus sures depuis l'arrestation des templiers.
Il fallait donc choisir un lieu religieux non lié aux templiers et trés bien gardé.

Dans quel lieu le templier de la famille de SALM aurait pu cacher ce trésor ?

La famille princière de SALM est à l'origine de la fondation de l'abbaye de Salival .
Sous le règne de Henri II de SALM (1170 - 1247), le territoire des SALM comprenait entre autres le Saulnois et la vouerie de l'abbaye de Salival( ils étaient protecteurs des biens matériels de l'abbaye)

La famille princière de SALM  avait sa nécropole à Salival .
Parmi les nombreux tombeaux figurent : Henry, comte de Salm , mort en 1292; Jean de Salm, chevalier, mort en 1313;Simon de Craincourt, mort en 1309.
( De nos jours,on peut voir  le gisant de Henri IV de Salm ( mort en 1292) qui se trouvait dans l'église de Salival et a été déplacé dans la collégiale à Marsal lors de la destruction de cette église en 1822.)


Les SALM ont trés bien pu cacher le trésor à Salival
qui bénéficiait de la protection de Chateau-voué (dont le chateau-fort a été bati au XIII ième siècle sur ordre de l'évêque de Metz qui  installa dans cette seigneurie un voué , c'est à dire un protecteur ), peut-être :

- dans la chapelle souterraine dédiée à saint Fiacre

- ou bien dans le souterrain qui mène à Chateau-voué  
- ou à l'emplacement servant de cimetière des chanoines sous les ossements (une légende du trésor templier dit bien que sous le cercueil du prédécesseur de Jacques de Molay se trouvait une caisse d'argent
et d'autres part, comme on le verra plus loin, une légende de salival dit qu'on a retrouvé à cet endroit une statue de la vierge en or).
- ou bien encore il existe peut-être une cachette sous les pavés des deux plans d'eau situés derrière la demeure des moines
- ...

En effet, si ce trésor était d'ordre religieux, celà semble d'autant plus logique de le cacher au sein d'un monastère puissant et bien protégé. De plus, Renaud de Bar, évêque de Metz
de 1302 à 1316 et qui possédait les terres de Vic Sur Seille , à deux kilomètres de Salival, était parent des SALM.


Entre 1302 et 1314, Jehan fut abbé de Salival. 
De plus, d'après Sandrine Mondy, l'abbé de Salival apparait  trés fréquemment  au côté du comte de Salm ( notamment entre Jehan comte de Salm et Jean ou Jehan ou  écris sous forme Joannes, abbé de salival en 1306) dans divers actes, "le XIIIème siècle marquant l'apogée de l'union entre Salival et les comtes de Salm.En effet, le blason de Salival a repris le blason de la branche vosgienne des comtes de salm : de geules à deux saumons adossés d'argent, ce qui illustre la parenté pouvant exister entre la famille aristocratique et Salival".



Blason des princes de Salm         Blason de Salival



remarque:       Salm est un nom qui dérive du latin, salmo signifiant saumon.
                       Un ancêtre des SALM s'appelait d'ailleurs SALMO.


On peut donc se reposer la question : quels liens de parenté existait vers 1307 entre Hugues, Frederic, Jean de SALM , voir même avec l'abbé de Salival ? l'aide d'un généalogiste serait la bienvenue.


Les templiers de Vic sur Seille , qui en 1264 se sont repliés à la commanderie de  Gélucourt en vendant tous leur biens à l'évêque de Metz, Guillaume de Trainel  pour la somme de 400 sous messins
(Au XIII ième siècle, la bourgeoisie fait de Metz une république oligarchique dirigée par le collège des échevins et bat sa propre monnaie), ont trés bien pu s'intégrer au monastère de Salival  après la dissolution de leur ordre ..En effet, après la dissolution de l'orde, le pape a promulgué une bulle stipulant que bien que l'ordre étant supprimé, les "templiers" sont toujours sous le coup des voeux monastiques et donc ne peuvent ragagner la vie civile.




Rappelons nous :

" la veille de l'arrestation des Templiers (au soir du 12 octobre 1307 ), un cortège comprenant trois chariot recouverts de paille et une cinquantaine de chevaux quittèrent le Temple de Paris sous la conduite de deux Templiers, Hugues de Chalons et, surtout, Gérard de Villers, le précepteur de France "

Sachant que :

- La distance entre Paris et Salival est d'environ 380 kms.

- La distance moyenne journalière parcourue par un cheval se situe plutôt aux alentours
de 20 à 30 kms  si il tire un chariot .

Si on a attelé deux chevaux à chacun des trois chariots et sachant que deux chevaux peuvent tirer en moyenne un chariot sur une distance journalière de 20 kilomètres; 3 chariots font 6 chevaux  parcourant  20 kilomètres  par jour. Si on change  les deux chevaux tirant chaque chariot tous les jours avec un roulement de huit jours  et sachant qu'il faut au moins  20 jours pour parcourir 380kms ,il faut donc  48 chevaux pour faire la distance Paris-Salival . Plus les chevaux des deux templiers . On est proche de la cinquantaine de chevaux ayant quittés le Temple de Paris. Il ne faut pas oublier que les templiers ne pouvaient plus compter sur leurs commanderies situées en France pour changer leurs chevaux car elles devaient être surveillées par les gens du roi de France. Donc ils devaient assurer le renouvellement de leurs chevaux frais.Ils n'ont pas du apporter de nourriture pour les chevaux car ceux-ci devaient paître dans les prés et les clairières lau cours du trajet dont une bonne partie a du s'effectuer en traversant les forêts. Ces templiers ont du être accompagnés par des sergents armés et à pieds, comme à leur habitude.

Les templiers avaient l'habitude de processionner en troupe dans Paris et donc leur cortège n'a pas du attirer l'attention des parisiens ce jour là.

Ils n'ont pu être rattrapé par les troupes du roi car ils avaient de l'avance sur eux et il fallait des jours pour transmettre la nouvelle
de leur recherche dans le royaume .

Quelle route aurait-ils empruntés ? la voie romaine ?

Probablement le chemin historique reliant Paris à Reims, chemin utilisé par les rois de France pour se rendre à la cérémonie du sacre. Puis la  voie romaine allant de Reims à Metz , passant  par Tarquimpol en direction de Strasbourg.

Il existerait  un embranchement de la voie romaine menant directement au site de Salival relaté dans un document; ceci est trés rare car les voies romaines n'avaient jamais d'embranchement. Ce qui dénote que le site de Salival avait une grande importance à l'époque romaine, peut-être à cause du Palais Impérial Romain exceptionnel en dimension du 1er siècle après Jésus-Christ situé dans la pièce du Moulin.



Voie Romaine au nord de Raon-les-Leau (54/88)
Traces de roues de chariot marquant la voie romaine de Raon-les-leau (Vosges)

Gros plan sur la voie romaine vosgienne


Il est dit que les templiers auraient pris la route en direction de l' Angleterre ou de l'Amérique mais aucun document ne rapporte que le contenu des trois chariots ait été transporté dans un bateau . Il peut donc s'agir d'une fausse rumeur comme savent en propager les militaires (les templiers étaient des militaires religieux) quand il s'agit de cacher sa véritable destination (une ruse de guerre en somme ?).
                           
                                         
                                                                                                                                                                                            
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